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Le langage poétique

Dernière mise à jour : 31 mai 2023

Le langage poétique repose principalement sur des images, des sons mais aussi des formes qui évoquent des effets par un jeu d’association. Plus elles sont surprenantes et inhabituelles et plus leur puissance d’évocation est forte. La poésie est un travail sur les mots, un art du langage qui en explore toutes les ressources et vise à exprimer ou suggérer quelque chose, en jouant sur les sonorités, le rythme, la musicalité.


Chez Lacan cela s’appelle « lalangue ».

Ce certain usage de la langue donne la primauté au signifiant.

Ce rapport au signifiant s’établit en même temps que se que se constitue le sujet de l’inconscient, comme il est indiqué dans « Poétique et Psychanalyse, l’autre versant du langage » de Michèle Aquien.


Freud à inventé la psychanalyse à partir de la littérature et pensée par Lacan à partir de la poésie. En effet c’était un adepte de la poésie, il l’utilisait comme moyen d’accès au Réel qui se concentre sur le texte poétique conçu comme un espace qui présente des homologies structurales avec l’inconscient. L’acte poétique considère la poésie à travers le concept freudien. L’essence de la psychanalyse est fondée sur le rapport d’un sujet à sa vérité, rapport qui doit passer, dans le cadre analytique, par une parole de l’analysant qui met en mots. Dans le cadre de l’ATC© nous pourrions dire que le dispositif proposer en séance au sujet est une forme du langage de l’inconscient. De par les mots utilisés dans le dispositif ou le matériel proposé nous pourrions constater que c’est un langage poétique. Le jeu d’association surprenant et inhabituelle que peut proposer les ouvertures ainsi que le dispositif « les mots à jouer » en sont l’exemple.


Je conclurai sur une citation de Jacques-Alain Miller, Cours du 26 mars 2003: « Lacan à désigné ce dont il s’agit dans une analyse par le terme d’épopée. Faire sa vie, à la narrer, une épopée, cela consiste à faire un effort de poésie. La vie quotidienne de chacun peut être saisie, magnifiée, sublimée, par la poésie. Elle peut ne pas être considérée telle quelle, de façon réaliste, c’est-à-dire écrasée sur ce qu’elle est, mais au contraire être nimbée d’une aura que lui donne ce qu’on efforce à produire comme sens, et qui, par là, la dépasse. »


Eléonore Legueult.



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